«66 millions de procureurs» et moi et moi…

Le culte de la personnalité reprend de la vigueur avec un égo-présidentiel enclin au syndrome de la victimisation. Comme les «complotistes», réutilisant les arguments en leurs défaveurs, l’égo présidentiel cultive le fait d’être victime malgré son incapacité à utiliser l’intelligence collective, qu’elle soit celle du parlement, du sénat ou des partenaires sociaux. Seul contre tous, il est « l’homme de la plaine », en réalité l’homme de la peine qui ne sait pas qu’il ne sait pas.

Après une année au-delà du difficile, 2021 s’annonce dans un prolongement abyssal. Sous le dogme du « travailler plus pour un salaire en baisse continuel », déjà 20% qu’ils nous manquent chaque fin de mois, l’exécutif prolonge ses actions de dénies et d’agressions envers les personnels :

  • Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité d’entre eux. Les AED et les AESH en particulier ne se voient rien proposer.
  • L’intersyndicale éduc de la Région parisienne exige un budget qui renonce aux suppressions d’emplois et engage un rattrapage des pertes salariales subies, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation et de création de postes pour répondre à tous les besoins, en commençant par les plus urgents.
  • Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le Fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant.es. Nos organisations demandent la mise en œuvre d’une autre politique éducative que celle menée jusqu’à présent par le Ministre de l’Éducation Nationale.

Et pendant la pandémie, les réformes régressives se poursuivent. Le ministère continue d’appliquer ses réformes du lycée à marche forcée et de refuser, comme les personnels et nos organisations syndicales l’exigent, de rétablir un baccalauréat aux épreuves nationales, terminales et anonymes. Il s’attaque, d’une part, à l’éducation prioritaire en projetant d’abandonner une politique de territoires au profit d’une contractualisation avec chaque école ou établissement scolaire. D’autre part, avec le projet de loi 4D le gouvernement veut engager une opération de déconstruction du service public d’éducation. Les organisations demandent le maintien des services et des personnels dans le cadre plein et entier de l’Éducation Nationale.

Malgré une union significative, de l’intersyndicale éduc de la Région parisienne réunissant la CGT Educ’action, FNEC FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN et SUD éducation, le 26 janvier dernier, les médias des principales chaines consultés par le grand public se sont faites particulièrement silencieuses : «le silence est d’or quand le renard rapine».

Salaires des enseignants : La chute

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/02/03022021Article637479319467471274.aspx

Combien gagnent vraiment les enseignants ? 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/09/16092019Article637042166878767557.aspx

Accueil